Trois ports, 3 sites, 3 identités
Situés tous 3 en cœur de ville, les ports de Fécamp, Saint-Valery-en-Caux et Le Tréport présentent chacun une identité propre.
Fécamp est le plus grand des Ports de la Seine-Maritime. Situé dans une ville de 18 000 habitants, il propose un avant-port à flot et permet l’entrée de voiliers de grande taille. Avec ses 626 emplacements pour contrats annuels fin novembre 2025, il atteint un taux de remplissage de 90%. Le nombre de bateaux visiteurs et de nuitées est en hausse depuis 2024. Son port à sec de 180 places concrétise une offre complémentaire appréciée notamment des pêcheurs amateurs en bateau à moteur.
Saint-Valery-en-Caux est le second port, en taille, de Ports de la Seine-Maritime. Situé au cœur d’un village de 4000 habitants et dans un écrin de verdure, ce port a développé un esprit familial reconnu et apprécié. Avec 425 emplacements pour contrats annuels fin novembre 2025, son taux de remplissage est de 76,5% et offre encore de belles opportunités d’amarrage.
Le Tréport est le plus petit des Ports de la Seine-Maritime. Constitué d’un centaine d’anneaux en cœur de ville, il enregistre un taux de remplissage de 100%. Port d’étape avant la Baie de Somme, il enregistre un nombre de passages stable. Mais le nombre de nuitées en hausse continue depuis 2023, montre l’intérêt progressivement déployé pour la petite cité de 4500 habitants, qui est aussi membre d’un label Station Nautique.
Chiffres clés
3 ports
1300
180
Une régie dédiée à la plaisance
L’exploitation de la filière plaisance de Ports de la Seine-Maritime a été confié à une régie à simple autonomie financière, c’est-à-dire à un budget annexe du syndicat mixte.
Pour les élus, il s’agissait de gérer les ports dans un esprit de service public et de garder la maîtrise des tarifs de redevances d’anneaux, malgré les nécessaires investissements à prévoir. En mutualisant les coûts de fonctionnement entre syndicat et régie (marchés communs, ingénierie interne…), les élus visaient par ailleurs l’efficience nécessaire à une gestion optimisée.
Outre son budget, cette régie a été dotée d’une identité propre : Plaisance Nautisme Côte d’Albâtre. Elle s’est vu confier la mission de développer l’offre de plaisance et de nautisme à l’échelle de la Côte d’Albâtre. À terme, l’ambition affichée est celle de la création d’une marque « Plaisance-Nautisme en Côte d’Albâtre ».
Pour en savoir plus, rdv sur l’onglet dédié à Plaisance-Nautisme en Côte d’Albâtre.
Ports de la Seine-Maritime et sa régie relancent les CLUPIPP
Le Comité Local des Usagers Permanents des Installations Portuaires de Plaisance (CLUPIPP) est une instance obligatoire, rassemblant les plaisanciers d’un port qui le souhaitent. Il a pour but de présenter chaque année l’activité du port et de favoriser les échanges afin d’améliorer et optimiser les prestations de services proposées. Dès le début de l’année 2025, Plaisance Nautisme Côte d’Albâtre a réactivé le CLUPIPP de Fécamp et créé ceux de Saint-Valery-en-Caux et du Tréport. La concertation est désormais aussi active que constructive au sein de Ports de la Seine-Maritime.
Des opérations de modernisation majeures
Ports de la Seine-Maritime délègue l’exploitation de ses ports de plaisance à sa régie PNCA. Néanmoins elle conserve en propre la gestion du domaine portuaire, l’entretien de ses infrastructures et la maintenance de ses ouvrages mobiles (portes-écluses).
Dans ce cadre, le syndicat programme les travaux rendus nécessaires à l’accessibilité des ports (dragages) et à un accueil de qualité pour ses plaisanciers.
Au Tréport, au premier semestre 2026, se dérouleront la deuxième et dernière phase de modernisation de l’aménagement de plaisance.
Une importante phase de travaux menés en 2024, a d’ores et déjà permis au port de faire presque entièrement peau neuve : remplacement des pontons F, G, H et de la panne collectrice, modernisation des bornes, éclairage LED, nouvelle passerelle antidérapante, cartes d’accès pour mieux gérer les flux. L’investissement total de cette première phase de travaux, portée par le Département de la Seine-Maritime, s’élève à plus de 400 000 € TTC.
La dernière phase, portée cette fois par Port de la Seine-Maritime, sera achevée pour le début de la saison estivale 2026, pour un montant de près de 400 000 €TTC. Elle comprendra notamment la mise en place d’une technologie RFID pour la gestion de l’eau et de l’électricité, ainsi qu’un contrôle des accès. Le retraitement des pontons existant sera fait sur site, avec une revalorisation et un tri des différents composants.
À Fécamp, une campagne de modernisation du port de plaisance est également programmée pour 2026-2027. Ces travaux de très grande ampleur comprennent le remplacement de la quasi-totalité des pieux, le changement de l’ensemble des pontons et catways et l’installation de bornes intelligentes pour l’eau et l’électricité. La modernisation de cet équipement portuaire permettra de renouveler les conditions d’accueil, renforcer l’attractivité du port, et inscrire celui-ci dans une dynamique de développement durable.
Les études préalables aux travaux ont débuté à l’automne 2025. À l’issue de 14 mois et demi de travaux, le port devrait à nouveau être entièrement opérationnel début 2028. Les coûts de l’opération s’élèvent à 7,6 millions d’euros sur 2 ans, portés intégralement par Ports de la Seine-Maritime.
Une politique infrastructurelle au long court pour Saint-Valery
Le port de Saint-Valery-en-Caux connaît lui aussi une campagne de rénovation. Mais celle-ci se réalise au long court. Depuis 2019, la Communauté de Communes de la Côte d’Albâtre et, désormais, Ports de la Seine-Maritime, ont engagé une politique de renouvellement progressif des pontons. Un à 2 pontons sont ainsi remplacés chaque année.
Des travaux de reprise de maçonnerie en pied de jetée ouest dans le chenal, et sur la jetée est ont également été menés au cours de l’hiver 2025-2026.
Label et certification : viser la qualité et la durabilité pour la plaisance
En complémentarité des travaux d’infrastructures majeurs engagés, Ports de la Seine-Maritime et Plaisance Nautisme Côte d’Albâtre ont souhaité garantir la qualité environnementale des ports et des services proposés. Dans cet état d’esprit, les deux structures investissent dans des reconnaissances officielles pertinentes et fiables.
La certification Ports Propres, d’une part, a pour objectif d’inciter les ports à s’engager dans un programme d’actions vertueuses en matière de durabilité et de respect de l’environnement. Cette certification s’est déployée en France, notamment en région SUD et en Bretagne. Elle s’est étendue depuis peu en Europe. Attribuée sur candidature par un organisme indépendant (AFNOR), elle s’appuie sur un système volontaire de diagnostic, de contrôle et d’amélioration continue, l’ensemble la distinguant d’un simple label. En 2026, Ports de la Seine-Maritime et Plaisance Nautisme Côte d’Albâtre engagent la procédure de certification pour ses ports. Elle se déroulera sur 2 à 3 ans et impliquera d’autres investissements concrets.
Le label Pavillon bleu, d’autre part, valorise les communes et les ports de plaisance qui mènent une politique de développement touristique durable. Il porte en particulier sur l’eau et l’assainissement, la gestion du milieu naturel, la sécurité, la gestion des déchets, l’accessibilité, l’équipement et les services, la sobriété énergétique, la prévention des pollutions et l’information des usagers. En 2025 et 2026, les ports de Fécamp et Saint-Valery-en-Caux ont à nouveau obtenu le label Pavillon bleu. La demande d’audit devant être faite dans les derniers mois de l’année, Le Tréport sera audité seulement pour 2027. Mais nul doute que le label lui sera également attribué !






